Le syndicat italien CGIL a demandé à la Commission européenne de refuser l'autorisation de construire le pont sur le détroit de Messine. Dans une lettre adressée au commissaire européen à l'environnement, Karmenu Vella, le syndicat fait état d'importantes lacunes techniques, environnementales, juridiques et sociales dans la procédure d'autorisation.
Critique de l'étude IROPI et de la procédure d'autorisation
Dans la lettre publiée le 28 mai 2025, la CGIL critique l'étude IROPI (Imperative Reasons of Overriding Public Interest) approuvée par le Conseil des ministres italien et qui sert de base à l'autorisation de l'UE. Selon la CGIL, l'étude ne remplit pas les conditions requises par la législation européenne et ne peut donc pas servir de base juridiquement acceptable pour l'approbation du projet. Le syndicat souligne que la procédure d'autorisation est contraire au droit de l'UE et demande à la Commission de refuser l'autorisation.
Contexte du projet et controverses antérieures
Le projet de pont sur le détroit de Messine, qui doit relier la Sicile à l'Italie continentale, fait l'objet de débats politiques et sociaux depuis des décennies. Malgré des études d'impact environnemental positives et son inclusion dans le réseau transeuropéen de transport (RTE-T), des inquiétudes subsistent quant à la faisabilité technique, l'impact environnemental et l'impact social du projet. De plus, plusieurs plaintes juridiques ont été déposées par le passé contre le projet, dénonçant un manque de transparence et de possibles violations de l'intérêt public.




















