Rome - Ce mercredi, la Première ministre Giorgia Meloni a répondu aux questions de l'opposition au Sénat. Lors de ce que l'on appelle le „Premier Time“, il a été question de thèmes centraux tels que les impôts, le travail et la situation économique de l'Italie dans le contexte des tensions géopolitiques. Mme Meloni a souligné que le contexte international complexe avait une influence sur la compétitivité et la croissance et qu'il fallait donc laisser moins de place à la polémique et davantage aux solutions concrètes.
Énergie nucléaire, logement et PNRR
La politique énergétique a été un point central de l'heure des questions. Meloni a annoncé que le cadre légal pour la relance de l'énergie nucléaire en Italie devrait être adopté d'ici l'été. Elle s'est également montrée satisfaite en ce qui concerne le Plan national de reconstruction et de résilience (PNRR) : Fin mars, 76 pour cent des fonds (117 milliards d'euros) avaient été dépensés de manière certifiée. „Nous avons fait du bon travail“, a déclaré la cheffe du gouvernement.
Elle a en outre défendu le plan de construction de logements récemment présenté, qui prévoit jusqu'à un milliard d'euros pour plus de 100.000 logements au cours des dix prochaines années. Selon Meloni, le logement est un droit fondamental et l'État doit soutenir ceux qui n'ont plus les moyens de faire appel au marché. Dans le même temps, elle a réaffirmé la protection de la propriété privée.
Echange de coups avec l'opposition
Le débat a été marqué par des échanges parfois vifs. Matteo Renzi (Italia Viva) a reproché au gouvernement de ne pas être à la hauteur des défis actuels et a comparé en plaisantant le cabinet à la „Famille Addams“. Meloni a contré les critiques sur la situation économique en faisant référence à la baisse du chômage, à l'augmentation des contrats de travail stables et à la hausse des salaires, qui entre-temps croissent à nouveau plus vite que l'inflation. Elle s'est opposée à l'introduction d'un salaire minimum à l'échelle nationale, car celui-ci pourrait servir de substitut plutôt que de complément.
Interrogé sur l'exode structurel des jeunes vers l'étranger, M. Meloni a reconnu qu'aucun gouvernement n'avait réussi à inverser cette tendance au cours des dernières décennies. L'objectif doit être que rester en Italie soit un „choix compétitif et non un acte de courage“.
En conclusion, la Première ministre a critiqué le coûteux „superbonus“ des gouvernements précédents, qui a englouti 174 milliards d'euros, tout en offrant des portes ouvertes aux forces d'opposition prêtes à discuter, comme Carlo Calenda (Azione), pour une collaboration dans l'intérêt national.




















