Netanyahu a rencontré Donald Trump le soir du 7 juillet 2025 à la Maison Blanche. Au cours d'un dîner commun, il a remis personnellement à Trump une lettre dans laquelle il le proposait au comité Nobel norvégien pour le prix Nobel de la paix. Netanyahu a salué le rôle actif de Trump dans la médiation de la paix dans plusieurs régions du monde : des accords d'Abraham aux récentes négociations de cessez-le-feu sur la crise de Gaza.
Trump a accueilli cette nomination avec surprise et l'a qualifiée de "très significative", notamment dans la bouche de Netanyahou. Il a également souligné que les Etats-Unis reprendraient les livraisons d'armes à l'Ukraine, tout en exprimant son optimisme quant à la perspective d'un cessez-le-feu à Gaza.
Au cours de l'entretien, Netanyahu a également fait référence aux récentes attaques conjointes américano-israéliennes contre les installations nucléaires iraniennes qui, selon lui, ont permis d'éliminer les "deux tumeurs" que sont les programmes nucléaire et de missiles iraniens. Il a toutefois averti que ces menaces pourraient revenir et qu'il faudrait continuer à les surveiller.
Cette nomination intervient dans le contexte des négociations de cessez-le-feu indirect prévues à Doha entre Israël et le Hamas, dans lesquelles les Etats-Unis jouent un rôle actif de médiateur. Netanyahu souligne en outre le rôle de Trump dans les accords dits d'Abraham, qui ont stabilisé les relations d'Israël avec les Etats arabes. Trump avait déjà été proposé pour le prix Nobel par le cercle gouvernemental pakistanais, notamment pour sa médiation dans les tensions entre l'Inde et le Pakistan.
Malgré le soutien de Netanyahu, cette nomination suscite des critiques. Les défenseurs des droits de l'homme soulignent la responsabilité directe de Trump dans les attaques contre l'Iran qui, selon les rapports de situation, ont tué plus de 1.000 personnes et en ont blessé plus de 5.600 autres. Au Pakistan également, le processus de nomination a déclenché des protestations publiques, accompagnées d'accusations de flatterie politique et de manque de substance diplomatique. Ces tensions montrent que le rôle de Trump en tant que faiseur de paix est évalué de manière très différente au niveau international.




















