Turin - C'était une visite qui allait bien au-delà d'un geste purement formel. La Première ministre Giorgia Meloni est arrivée dimanche matin dans la capitale piémontaise pour soutenir les hommes et les femmes qui ont risqué leur vie lors des récents combats de rue. L'hôpital Le Molinette, où est notamment soigné le policier Alessandro Calista, 29 ans, était au centre de l'attention. Lors de la manifestation contre l'évacuation du centre autonome Askatasuna, il avait été encerclé par une foule et gravement maltraité à coups de marteau et de pied.
„Pas de protestation, mais une tentative de meurtre“
Après sa visite, la première ministre a tenu des propos très clairs sur ce qui s'était passé le samedi précédent. Par le biais de ses canaux sociaux, elle a diffusé un message dans lequel elle qualifiait les agresseurs non pas de manifestants, mais de „criminels organisés“. Les descriptions des fonctionnaires sur place donnent une image d'une brutalité effrayante : selon les informations du gouvernement, les assaillants n'ont pas seulement utilisé des cocktails Molotov et des bombes tubulaires remplies de clous, mais ont même utilisé des catapultes pour des jets massifs de pierres et des brouilleurs radio pour empêcher de manière ciblée les communications de la police. Meloni a souligné que les attaques au marteau contre des personnes sans défense ne peuvent être considérées que comme des tentatives de meurtre.
Appel à la fermeté juridique et à de nouvelles lois
Outre le soutien moral aux 29 membres des forces de l'ordre blessés au total, Meloni a également annoncé des mesures politiques concrètes. Elle a demandé à la justice italienne de juger les incidents sans hésitation et avec toute la rigueur du cadre juridique existant. „Il est inadmissible que des plaintes contre des responsables restent sans conséquence“, a déclaré la cheffe du gouvernement. Dans le même temps, elle a annoncé la tenue d'une réunion spéciale afin de débattre des menaces actuelles à l'ordre public et d'évaluer de nouvelles normes pour un décret prévu sur la sécurité.
Accompagné du président régional Alberto Cirio, Meloni a passé une dizaine de minutes au chevet des blessés graves. Alors que le chef d'intervention de la police est encore sous surveillance, certains des 103 blessés au total ont déjà pu être libérés. Pour le gouvernement, une chose est sûre : l'Etat de droit ne doit pas reculer devant la violence de prétendus activistes politiques. L'objectif est désormais de rétablir les règles au sein de la nation de manière cohérente et de protéger ceux qui, chaque jour, assurent leur service pour la sécurité des citoyens.

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