Rome - De retour d'une tournée diplomatique en Asie, la Première ministre Giorgia Meloni s'est immédiatement mise au travail sur l'agenda de politique intérieure. Le gouvernement s'est réuni mardi au Palazzo Chigi pour un sommet décisif afin de définir les points clés d'un nouveau paquet de sécurité. Outre les vice-premiers ministres Antonio Tajani et Matteo Salvini, le ministre de la Justice Carlo Nordio et le sous-secrétaire d'Etat Giovanbattista Fazzolari ont participé à la réunion. L'objectif est d'aboutir à un décret-loi complet qui devrait être adopté dès la semaine prochaine en Conseil des ministres.
Peines plus sévères et interdiction des couteaux en point de mire
Un élément central des nouvelles réglementations prévues est la lutte contre la propension croissante à la violence chez les jeunes. Le paquet de sécurité comprend une soixantaine d'articles qui prévoient notamment une interdiction stricte du port de lames de toutes sortes, sauf pour des raisons professionnelles valables. Cette mesure fait suite à des rapports alarmants faisant état d'affrontements armés dans les écoles et les espaces publics. Pour garantir la sécurité dans les établissements d'enseignement, on discute en outre de l'utilisation de détecteurs de métaux et de contrôles aléatoires - une mesure qui, selon le ministre de l'Education Giuseppe Valditara, est déjà approuvée par de nombreux directeurs d'école.
Outre la législation sur les armes, le projet prévoit un net durcissement des sanctions en cas d'agression d'enseignants et de représentants des autorités. Le gouvernement réagit ainsi à une série d'agressions qui ont suscité la consternation dans tout le pays. Le paquet doit garantir que les institutions publiques soient à nouveau perçues comme des espaces protégés.
Débat sur le regroupement familial et la prévention
Un autre point controversé au sein de la coalition est la restriction du regroupement familial demandée par la Lega. Le parti de Matteo Salvini préconise de limiter l'immigration aux parents les plus proches et d'augmenter les seuils de revenus afin de soulager les caisses sociales des communes. Alors que ce point fait encore l'objet de discussions internes, l'opposition appelle à la prudence. Les critiques comme Nicola Fratoianni soulignent qu'un paquet de sécurité uniquement basé sur un durcissement des peines n'offre pas de solution durable. Ils demandent au contraire des investissements massifs dans la prévention, l'éducation et l'augmentation des effectifs de police afin de s'attaquer efficacement aux causes de la criminalité.
Malgré les divergences sur des points de détail, l'essence du décret semble être fixée. Avec cette initiative, le gouvernement Meloni envoie un signal clair en faveur d'une politique de la „main dure“ pour répondre au besoin de sécurité de la population italienne.




















