Douala - Aujourd'hui, dans le cadre de son voyage historique en Afrique, le pape Léon XIV célèbre une grande messe devant près de 600.000 personnes au stade Japoma de Douala. Auparavant, le souverain pontife s'était rendu à Bamenda, ville déchirée par des conflits séparatistes. Après la messe, une visite privée à l'hôpital catholique Saint Paul et une rencontre avec des universitaires à l'Université catholique d'Afrique centrale dans la capitale Yaoundé sont au programme.
Un message clair contre la guerre et la corruption
Dans ses discours, notamment dans la cathédrale Saint-Joseph, le chef de l'Eglise a choisi des mots drastiques. Le monde serait dévasté par une poignée de tyrans. Il a mis en garde avec insistance contre l'utilisation abusive de la religion et du nom de Dieu à des fins militaires, économiques ou politiques. La paix ne doit pas être basée sur la peur ou les armes. Face aux dirigeants politiques du pays, dont le président Paul Biya, 93 ans, qui dirige le Cameroun depuis 43 ans, le pape a appelé à la fin de la corruption. Il faut investir dans les jeunes pour mettre fin à la violence et à l'émigration, et intégrer davantage le rôle des femmes dans les processus décisionnels, ce qui permettrait d'instaurer la paix.
Conflit avec Donald Trump
Le voyage est assombri par un échange verbal persistant avec le président américain Donald Trump. Ce dernier avait auparavant attaqué le pape pour sa critique de la guerre au Proche-Orient. Trump a maintenant réaffirmé son droit à une opinion divergente et a souligné qu'une rencontre pour clarifier les divergences n'était pas nécessaire. Il a rappelé que l'Iran avait tué des milliers de manifestants non armés et qu'il ne devait pas posséder d'armes nucléaires, sinon chaque pays, y compris l'Italie, serait en danger. Les évêques américains se sont également immiscés dans le débat et ont contredit le vice-président américain J.D. Vance sur la doctrine de la „guerre juste“. Pendant ce temps, la présidente du Parlement européen Roberta Metsola a rendu hommage au pape en tant que boussole morale et a réitéré son invitation à s'exprimer devant le Parlement européen.




















