Rome – La vague de chaleur en Italie atteint un nouveau pic : ce mercredi, le niveau d'alerte maximal est en vigueur dans 21 villes, tandis que les températures frôlent la barre des 40 degrés dans de nombreuses localités. Cet été, ce n'est pas seulement l'air qui se fait remarquer, mais aussi la mer. Autour de la Sardaigne, la température de l'eau en surface est supérieure d'environ six degrés à la moyenne des quatre dernières décennies ; localement, on mesure près de 28 degrés, des valeurs que l'on n'observe habituellement qu'en plein été.
La Méditerranée, en surchauffe, agit comme un réservoir qui emmagasine la chaleur torride et ne laisse guère les nuits se rafraîchir. Pour l'organisme, cela représente un stress permanent : les hôpitaux signalent une augmentation des admissions aux urgences, et plusieurs régions font état d’environ un millier d’accouchements prématurés qui seraient liés à ces conditions météorologiques extrêmes. Dans un vignoble, un ouvrier agricole a succombé à la chaleur alors qu’il travaillait dans les vignes – un cas qui relance le débat sur les horaires de travail en cas de températures extrêmes.
Vague de chaleur en Italie : orages et grêle à partir de jeudi
Mais la situation météorologique est en train de basculer. À partir de jeudi, de l’air plus frais en provenance de l’Atlantique va se déplacer vers le sud, entraînant des orages parfois violents accompagnés de fortes pluies et de grêle. Les experts mettent en garde contre un revirement brusque : lorsque l'air chaud et humide rencontre le front froid, de violentes intempéries peuvent se former en l'espace de quelques heures. Le refroidissement devrait être perceptible, mais, selon les prévisions actuelles, il ne devrait pas durer longtemps : une nouvelle vague de chaleur s'annonce déjà pour les semaines à venir.
Ce n’est pas un hasard si de tels phénomènes extrêmes se multiplient. Selon une étude climatique récente, une vague de chaleur d’une telle ampleur aurait été pratiquement impossible il y a cinquante ans ; le réchauffement climatique fait nettement grimper les probabilités. Pour l'Italie, dont les côtes et l'agriculture sont étroitement liées à la Méditerranée, le réchauffement des eaux est bien plus qu'un simple détail : il affecte les stocks halieutiques, favorise les intempéries violentes et transforme de plus en plus les étés en une véritable épreuve pour des millions de personnes.



















