Bologne/St. Moritz - Il agit en toute discrétion, mais sa fortune en dit long. Andrea Pignataro s'est hissé en tête du classement „Forbes“ et a détrôné Giovanni Ferrero après plus de quatre ans de règne. Avec 42,8 milliards de dollars, le fondateur du groupe Ion est désormais la personne la plus riche d'Italie. Contrairement au clan Ferrero, Pignataro est toutefois peu connu. Il n'existe que quelques photos et les interviews qu'il accorde sont extrêmement rares.
Né à Bologne en 1970, Pignataro a obtenu un doctorat en mathématiques à l'Imperial College de Londres et a travaillé comme trader chez Salomon Brothers. En 1999, il a fondé Ion, en se basant sur le constat que les transactions financières étaient de plus en plus automatisées. Aujourd'hui, son entreprise fournit des logiciels et des données aux banques centrales, aux gouvernements et à des entreprises comme Amazon. La valeur de ses actifs est estimée à environ 30 milliards de dollars.
Investissements et litige fiscal
Bien qu'il réside à Saint-Moritz, Pignataro reste économiquement lié à son pays d'origine. Entre 2021 et 2024, il a investi 5,7 milliards d'euros en Italie, notamment en reprenant Cerved, Cedacri et Prelios et en prenant des participations dans Macron et des établissements bancaires. Son objectif est ambitieux : avec son „Bloomberg italien“, il veut rejoindre le modèle américain Michael Bloomberg d'ici 2030.
L'entrepreneur a également fait les gros titres sur le plan juridique. Le parquet de Bologne l'a accusé d'évasion fiscale. En juin 2025, Pignataro a conclu un accord avec le fisc pour un paiement de 280 millions d'euros. En octobre 2025, la procédure a été archivée et un juge a confirmé que son centre d'activité se trouvait effectivement à l'étranger.



















