Rome – Une nouvelle enquête menée par l'Institut national italien de prévoyance sociale (INPS) dresse un tableau complexe de l'évolution démographique du pays. Au cours de l'année 2024, environ 141 000 citoyens italiens ont quitté leur pays pour vivre et travailler à l'étranger. Ce chiffre, le plus élevé de ces dix dernières années, souligne une tendance persistante à l'émigration, en particulier parmi la main-d'œuvre qualifiée.
L'immigration compense l'émigration des Italiens
Malgré ce nombre remarquable d'émigrants, le solde migratoire global de l'Italie est positif. Au final, le pays a enregistré un solde migratoire positif de 106 218 personnes. Ce chiffre s'explique par le fait que l'immigration de ressortissants étrangers en Italie dépasse l'émigration des Italiens et des étrangers résidant en Italie. Les données révèlent ainsi deux tendances opposées : alors que l'Italie reste une destination attractive pour les immigrants étrangers, de plus en plus de ressortissants italiens quittent le pays.
Le solde naturel négatif reste un défi
L'immigration nette positive ne suffit toutefois pas à résoudre le défi démographique fondamental de l'Italie. Le bilan global de l'évolution démographique reste négatif. Cela s'explique par un taux de natalité faible depuis des années, que l'apport migratoire ne parvient pas à compenser. À long terme, cette évolution conduit à un vieillissement de la population et accroît la pression sur les systèmes sociaux et de retraite, ce qui constitue l'une des principales préoccupations de la politique économique italienne.




















