Une analyse récente de la Confédération italienne des artisans et des petites entreprises (CGIA) jette un regard critique sur les pratiques fiscales des géants internationaux du numérique. L'association dénonce le fait que les stratégies d'évasion fiscale des géants du web entraînent une répartition inéquitable des charges, qui touche principalement les petites et moyennes entreprises (PME) du pays.
Le transfert des bénéfices : un problème central
Au cœur de la critique se trouve la pratique courante de nombreux géants de la technologie consistant à transférer systématiquement leurs bénéfices réalisés en Italie vers des pays bénéficiant de régimes fiscaux plus avantageux. Selon la CGIA, cette pratique prive le Trésor public italien d'énormes bénéfices. Alors que ces groupes enregistrent des chiffres d'affaires records, leur contribution aux recettes fiscales italiennes reste disproportionnellement faible, dénonce l'association.
Ce sont les entreprises italiennes qui en font les frais
Selon le mémorandum de la CGIA, cette stratégie d'optimisation fiscale a des conséquences directes sur l'économie nationale. La charge fiscale à laquelle se soustraient les acteurs mondiaux doit en fin de compte être compensée par les entreprises et les contribuables établis en Italie. Cela ne fait qu’alourdir encore davantage la pression fiscale qui pèse sur les PME italiennes, épine dorsale de l’économie. La CGIA réclame donc des mesures visant à garantir une fiscalité plus équitable et à protéger la compétitivité des entreprises locales.




















