Taranto - Les carabiniers du noyau d'enquête de Taranto ont réussi à porter un coup sévère au crime organisé dans le domaine des attaques de banques. Jeudi matin, cinq hommes ont été arrêtés, accusés d'avoir perpétré une série de 17 attaques de distributeurs automatiques de billets dans plusieurs régions italiennes. Le groupe a agi de manière très professionnelle et a frappé dans la province de Tarente ainsi qu'en Basilicate, en Campanie et dans le Latium.
La „technique de la marmotte“ perfide“
La technique dite „Technika della Marmotta“ (technique de la marmotte) est au cœur de l'enquête. Dans le cadre de cette technique, les malfaiteurs introduisent un dispositif métallique fabriqué à la main, rempli d'explosifs et rappelant visuellement l'animal qui a donné son nom à la technique, dans la fente de distribution d'argent du distributeur automatique. L'explosion qui s'ensuit est calculée avec une telle précision que le boîtier du distributeur est certes éventré, mais que l'argent à l'intérieur reste intact.
L'avantage décisif pour les criminels : La démolition ciblée permet de contourner les systèmes de sécurité modernes des banques qui, en cas de manipulation mécanique, pulvérisent normalement de l'encre pour rendre les billets inutilisables. Le butin de la bande, qui s'élève à environ 170.000 euros, est ainsi resté propre et utilisable en circulation.
Succès de l'enquête après des mois de filature
C'est une explosion survenue le 15 novembre de l'année dernière à Montemesola qui a mis le feu aux poudres. Depuis cet incident, les enquêteurs étaient sur la piste du gang. Les autorités ont identifié le chef de l'organisation comme étant Cataldo Bartolo, 46 ans, originaire de Bari, qui est désormais en prison. Quatre autres jeunes hommes, âgés de 20 à 28 ans, ont été arrêtés avec lui.
Le dernier coup connu du groupe s'est produit il y a quelques jours seulement, dans la nuit du 2 au 3 février, à Santa Margherita di Savoia. Grâce aux interventions rapides et coordonnées de la police, la série a désormais pu être stoppée. Les arrestations sont actuellement sous réserve de confirmation par le juge d'instruction compétent (GIP).




















