CAGLIARI - Aux premières heures de ce lundi, les carabiniers du commandement provincial de Cagliari ont mené une opération massive contre le crime organisé. Dans le cadre de l'opération "Termine", 71 ordonnances judiciaires au total ont été exécutées dans neuf provinces, dont Cagliari, Nuoro, Sassari, Rome et Vicenza. L'opération, dirigée par la direction anti-mafia de Cagliari, a conduit à la mise en détention provisoire de 50 suspects et à l'assignation à résidence de neuf autres personnes.
Plus de 400 carabiniers ont participé à cette opération coordonnée, avec le soutien d'unités spéciales telles que les "Cacciatori di Sardegna", d'hélicoptères et d'équipes cynophiles. Les accusés, qui sont des citoyens italiens et étrangers, sont notamment accusés d'avoir formé une association de malfaiteurs dans le but de se livrer au trafic de drogue et de détenir illégalement des armes. Ils bénéficient de la présomption d'innocence.
Deux réseaux avec des liens albanais
L'opération est le résultat d'un travail d'enquête minutieux de plus de deux ans mené par les carabiniers de Carbonia. Les enquêteurs ont réussi à mettre au jour deux organisations criminelles opérant en Sardaigne, mais étroitement liées entre elles. L'un des groupes était structuré de manière hiérarchique et responsable de l'acquisition de cocaïne et d'héroïne sur le continent italien ainsi que de leur distribution sur l'île. Il entretenait des contacts étroits avec les milieux criminels albanais de Toscane et de Vénétie. Le deuxième réseau était composé de chauffeurs de camion professionnels. Ils transportaient la drogue depuis les fournisseurs albanais, réglaient les factures en espèces et utilisaient pour la contrebande des caches mécaniques sophistiquées comme des doubles fonds dans leurs véhicules.
Armes de guerre et cas d'enlèvement résolu
Déjà pendant l'enquête en cours, neuf personnes ont été prises en flagrant délit et un total de 88 kilos de cocaïne, 7 kilos d'héroïne et plus de 370.000 euros en espèces ont été saisis. La découverte de plusieurs armes à feu, dont des exemplaires classés comme armes de guerre tels qu'un bazooka, une grenade RPG et un pistolet mitrailleur Uzi, revêt une importance particulière. Les enquêteurs estiment que ces armes devaient être utilisées pour commettre des crimes graves tels que des attaques de fourgons de valeurs. L'enquête menée dans le cadre de l'opération "Termine" a également permis d'identifier les auteurs présumés d'un enlèvement survenu à Sant'Anna Arresi en avril 2023.



















