Pise - Une marche de protestation pro-palestinienne a dégénéré jeudi soir à Pise et a complètement paralysé la gare centrale de la ville pendant plus d'une heure. Des centaines de manifestants ont forcé un barrage de la police ferroviaire et ont occupé les voies, ce qui a entraîné l'arrêt complet du trafic ferroviaire. L'action est maintenant suivie de conséquences juridiques massives : Les autorités policières se préparent à déposer des dizaines de plaintes.
Un groupe d'étudiants revendique l'action
Le blocage a été revendiqué par le groupe "Studenti per la Palestina" (Étudiants pour la Palestine), qui s'était déjà distingué par le passé par des actions spectaculaires comme le hissage d'un drapeau palestinien sur la tour penchée. Dans une déclaration, les activistes ont justifié cette action comme une escalade délibérée. "Si Israël bloque la flottille Sumud, nous bloquerons l'Europe", pouvait-on lire sur leur bannière. Après deux ans de "génocide", il est clair que les mots ne suffisent plus et qu'il faut désormais "bloquer tous les rouages du génocide", en commençant par ses propres villes.
La police enquête sur une perturbation du service public
Pour les participants, l'action aura des suites judiciaires. La police analyse actuellement des heures de vidéo afin d'identifier le plus grand nombre possible de manifestants. Les meneurs du cortège, déjà connus des services de répression dans les milieux de gauche et d'opposition, ont déjà été identifiés. Ils risquent désormais, ainsi que d'autres personnes identifiées, de faire l'objet de plaintes, notamment pour perturbation d'un service public. Le parquet recevra prochainement le rapport préparé par les autorités policières et décidera des suites pénales à donner.




















